Microfictions twitteriennes monovocaliques en A,I,O,U

ABRACADABRA

Hanna gara la Tata là-bas. Sacha la lava. Max planta sa navaja dans l’avant-bras d’Andras. Ça rata pas. « Ça va pas, fada! » brama Andras, s’affalant à grand fracas. Max l’accabla. Max attrapa Andras « Gras malabar, tança Sacha, bâtard raplapla« . Hanna chatta  Carla. La gang rama, alla là-bas à Wawa sans fla-fla. « Padam Padam la la la …« , chanta Carla : Vartan à l’Alhambra? Callas à la Scala? La star Gaga la mata : ah la cata! La nana chanta, dansa, charma sans fracas. Slam? Rap? Sa gang rampa avalant babas, ananas, tapas sans gras trans. Chabadabada.

« A dada, Carla, sac à baccarat! » lança Tzara, gars sans tracas, anar hagard, grand fada. Ah, bah, là Adam a mal. L’a qu’à pas! Grand pacha Adam dans l’hamac.  Mara attrapa l’avatar harassant. »Abracadabra Canada! » Adam, Carla, Tzara, Max, Andras, Hanna, Sacha … paf ! la smala s’affala. Patatras ! Hanna s’attacha à Sacha, pas à Max. Accaparant la star, Hanna chanta La Sarpatta : « Bavas aka ma sarpatta parda, ma la macha ma la macha… » Max  blâma Sacha dans la pampa : « Ams tram gram… » jacassant, cacassant, fracassant sans tabac « Taratatata…. » Max alla là à pas las, jazzant  sans flafla avant Las Palmas, La Paz, Santa Barbara. « Ha… Ça va? »  » Pas mal! » TamTam Macadam à Alma, capta l’Artagnan passant par là, attrapant l’alpaca blanc maharaja.« Va dans la casbah à Casablanca sans mandala, l’art  chassant cafard, tracas, karma. »

Gars galant s’attabla sans flafla à la casa, gars galant à l’atlas charma la Falbala. Grands gars planant,  nanas dansant, tant ça va mal dans l’achat-rachat d’art, lamas, astrakan, plants : dharmas  achalants. Quand Kafka, franc manant, bras ballants, attaqua papa, l’art l’abrasa, l’accabla : sana! sana! sana! Hahaha Jamal phrasa ça sans plan, pas mal barbant! Chants, mantras, rap, slam, jazz, java…va par là, grand tarla! Dans la Lada, ça valsa, bardassa, castagna : clang, vlam, crap, bang, tchlack, crack! Carla ramassa tant d’ananas, appâta tant d’anabas qu’à Laval dans sa casbah, ça alarma Anna. Bazardant pas mal d’avatars charmants,  Anna s’accapara l’amas pascal, Walhalla fracassant. Clac à Caracas : sans  abracadabra ? Nada.

BIBI-TRIP

« Bibi, simili fils? » , dit-il, « Cristi! » Il prit six kirs, dix mix gin-kiwi. Fin gris, il fit tilt! RIP. Ici Mimi dit : « Lis Tintin, c zinzin! » – « Si » dit-il. Il lit, il lit, il lit : bris, cris, tris, prix, gris-gris. Il rit, il rit, il rit. Hi hi hi ! C fini ? Clic! Il prit riz frit, blinis, kiwis, vin divin. « Miniminimini, ici Mistigris! » Wikis incisifs, wifis distinctifs, chichis primitifs, instinct fictif. Lili fit fi ? Ci-gît Lili…Dring, dring! Film  strict, sphinx d’Isis, rikiki d’infini! Divin vizir, il rit, lit l’hindi. Infini cri gris hi-fi, rififi… riz frit, simili whiski, bikini, mini zizi… si ! Bis, ibis !

MOMO

Forçons nos mots, osons nos propos forclos, comptons nos morts, contrôlons nos sorts! Opposons nos sons, soyons snoros, controns pognon, gros shows, photos. Ô Yoko Ono ! Composons nos blogs! Vos noms? Kosowo, Brokopondo, Togo, Congo? Montrons nos crocs. SOS, Ho’oponopono ! Formons coops, opposons nos NON, sortons Zorro! Loto-bonbon STOP ! Chloroformons mononcs morons. Ô Goths, Ostrogoths, Bobos, sortons nos cocons ronds, nos ponts longs, nos sols choco, nos shows rococo. Donnons Nord, ONF, Orford : croyons Toronto. Nos profs d’Oxford ont tort.  Thor VS Frollo, condors VS clodos,  or blond VS bols profonds. Ô cocos trop gros, trop ronds, trop sots, trop pros. Godot dort? Godot mort? Stop! Pozzo grognon : «Morfondons, ronchonnons, colportons, complotons! Non, bronzons, chloroformons, photocomposons nos os!» Confortons Pozzo, coffrons Godot. Trop tôt? Non, osons. Ô Momo!

L’URUBU D’UBU

Chut! Chut! Lustucru. Vu  sur  l’humus un urubu. Zut! Dur summum : nu sur l’tub, un pur duc Zulu chut sur l’cul. Zut!  Ubu? Un plus l’urdu lu! Du vu, du lu, du su, du cru sur un mur  Ubuntu. Lustucru but un fût d’un pur jus sur, d’un jus mûr. Plus qu’un cru : un dû. Lulu fût nu, cul nu. Un plus? sûr? Humm! Vu un cul nu d’urubu : nul! Lu un Lucullus. Dû un lustucru cru, dur. Un mucus dru, un fût mû sur mur dur. Un jus, Luc? Ubu but du pur jus mûr vu sur nul.fu. Lustucru, Lustuvu, Lustubu? Lulu, l’urubu d’Ubu, un hurlu?  Lululululululululululululululululuuuuuuuuuuuuu……*

* Clin d’oeil au poète Claude Gauvreau, voir dans l’article ci-joint le poème issu des Jappements à la lune (p.16)
Addendum (15-09-2011)- Quelle ne fut pas ma surprise ce matin en parcourant « L’atlas de littérature potentielle » (1981, p.215)  de découvrir par  un pur hasard que les phrases ci-après provenaient directement de Georges Perec (Gargas Parac) « Max planta sa navaja dans l’avant-bras d’Andras. Ça rata pas. « Ça va pas, fada! » brama Andras, s’affalant à grand fracas. Max l’accabla. » Un beau test de culture ! Il ne s’agit pas de chercher un coupable,  mais juste d’en tirer une leçon. Comme quoi nul n’est à l’abri des tours que peut nous jouer la mémoire par inadvertance.  Au nom du groupe, mes excuses posthumes à cet Oulipien de génie qui, en plus de nous inspirer, a collaboré à son insu.

Voici, par ordre d’implication, la liste des personnes qui ont participé à la cocréation de ces microfictions monovocaliques corédigées simultanément:

@Aurise @machineaecrire @richard291 @dawoud68 @jmlebaut @Alcanter @georgesgermain @samdrine @meme_aimee @gtouze @bbesnard @JeanDore @Felixggenest @nathcouz @Le_Gugu @Lygoma @AndreRoux
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